Embarquez à l’aube pour pêcher sur la Vilaine

Avec Didier, pêcheur professionnel, les prises sont bonnes

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Pour l’embarquement, rendez-vous sur la Vilaine ! Didier, dernier pêcheur professionnel d’eau douce en Ille-et-Vilaine, vous fait partager sa passion et son métier. A bord de sa plate, dans un romantique décor, il vous emmène de la nuit au jour, de filet en filet, de mulet en brochet, et de découvertes en recettes.

Les premiers et les seuls sur l’eau

Une heure avant le lever du soleil, les oiseaux saluent joyeusement notre arrivée sur les berges. Nous nous retrouvons après une douce nuit à l’Hôt’berge, une sympathique chambre d’hôtes. Après les rêves de pêche miraculeuse, il est temps de vérifier si les filets posés la veille se sont ornés de poissons. Didier cale son bateau sur la rive pour faciliter notre embarquement. Tout le monde prend place sur la plate en alu. Habile pilote, Didier démarre et traverse les bancs de brume qui s’étendent sur la rivière. Petit fils de pêcheur, pêcheur depuis 1987, il connaît le fleuve comme sa poche.

500 mètres de filets relevés à la main

Didier repère ses filets au premier coup d’œil. Jovial, il taquine notre attente en se demandant si les prises sont bonnes. Près du filet, il coupe le moteur et s’approche en silence. Il enfile les gants, saisit le cordage flottant et, un bras après l’autre, relève le filet. Alors ?? Un gardon de bonne taille rejoint notre bord. Suivis par d’autres gardons, escortés de diverses espèces. Les brèmes, contenant trop d’arêtes, replongent illico. La présence des mulets surprend Emmanuel. Clairvie, pêcheuse à la canne, apprend à faire rapidement la différence entre les brèmes et les gardons, en observant la tête et les nageoires.

Pêcheurs d’émotions et de lumières

Les appareils photos sortent des sacs. Autant pour photographier les poissons que pour immortaliser le jour naissant qui disperse la brume. A fleur d’eau, dans les parfums végétaux des berges, le spectacle est magique. Le ballet du pêcheur hissant son filet reprend légèrement en aval. Le suspense est à son comble. Cette fois, un sandre de 6 kg s’est accroché dans les mailles. Une belle carpe jaillit aussi de l’onde. On est loin des 800, 900 kg de poissons que Didier peut faire en une pêche, mais les caisses sont bien remplies.

Dans le secret des poissons et des crustacés

Après les filets, c’est au tour des nasses à anguilles ! Pour les récupérer, notre plate glisse sous les branches. La première est vide, à l’exception d’une écrevisse qui a la chance de regagner la rivière. Didier, véritable vigie de cet environnement, précise qu’il faut que l’eau se réchauffe pour que les écrevisses soient plus nombreuses. La deuxième nasse, posée face au clocher de Brain, recèle une belle anguille. Ce poisson était une spécialité du pays de Redon. Après s’être fait rare, il semble revenir dans ces eaux bretonnes. C’est donc avec une seule anguille mais avec de beaux spécimens que nous regagnons le plancher des vaches !

Un sympathique petit déjeuner

Ces découvertes fluviatiles ont ouvert notre appétit ! Laurence a préparé un généreux petit déjeuner dans sa chaleureuse maison. D’originales confitures maison, des spécialités à la châtaigne, du pain au sarrasin nous remettent les pieds sur terre. Didier revient pour nous prouver qu’il a plus d’un cordage à ses filets ! Pêcheur, il est aussi sentinelle de la rivière, conteur et cuisinier. Autour d’un café, il rappelle les années 1970 où travaillaient encore plus de 100 équipages sur la Vilaine. Il sourit en pensant au sandre de 13,5 kg qu’il a pêché. Joignant le geste à la parole, il raconte comment les silures mangent les poules d’eau. De vrais ogres !

Des idées très fraîches !

Après avoir savouré ses histoires, place à la cuisine ! Le geste affûté, Didier nous montre comment lever les filets du mulet. Il recommande un couteau souple et long. Il taille des aiguillettes qui sautent successivement de la farine au beurre de la poêle. Délicieux !  Le reste du poisson, converti en pavés, est saisi, flambé au pastis puis déglacé à la crème. Une excellente façon de célébrer les poissons d’eau douce ! Après avoir échangé d’ultimes recettes, nous quittons notre virtuose de la pêche. Emmanuel confirme : « on repart avec le sourire »… et pleins d’images en tête.

Texte: Annick André

 

Informations complémentaires :

Les tarifs :
108 € (du 1er Mai au 30/09) et 128 € (du 1/10 au 31/03)

La même Expérience Bretonne peut également vous être proposée sans la prestation en cuisine au tarif de :
68 € (du 1er Mai au 30/09) et de 88 € (du 1/10 au 31/03)

Prestation valable tous les jours sauf samedi et dimanche
Réservation au minimum 48h à l’avance

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