Vannes - Etienne Chouzier - Bagad de VannesUne passion en partage
Samedi 13 décembre, après une longue pause, les musiciens se retrouvent pour la première réunion de la saison. Ils viennent de Rennes, Paris, Angers, Vannes bien sûr, et convergent dans l’ancienne école de la Rabine. Sur les visages, la joie des retrouvailles. Certains sont là depuis dix ans, malgré les études, la distance, ils arrivent toujours à bon port. A commencer par Etienne Chouzier.
Compositeur et musicien, il n’a pas grandi dans une tradition bretonne affirmée et ne parle pas breton, mais l’énergie et l’élan collectif l’ont happé très tôt ici. Arrivé à Séné, à l’âge de deux ans, il n’a pas été biberonné à cette musique par ses parents. « Mais ils étaient très impliqués dans la vie locale », précise-t-il. Le bagad de Vannes Melinerion, en référence aux meuniers du pays vannetais, lui ouvre une porte immense : celle de la musique sans frontières. La formation qui a fêté ses 70 ans en juillet 2025 s’affranchit de sa réputation classique, comme en témoigne la suite Trañs, empreinte de modernité, écrite par Étienne et saluée au dernier Festival interceltique de Lorient.
Au gré des rencontres
Son parcours, il le doit beaucoup « aux rencontres et à la chance ». En seconde, hésitant sur son avenir, Etienne consulte un conseiller d’orientation à Questembert. « Il m’a demandé ce que j’aimais faire, j’ai répondu que je jouais de la cornemuse. Il a décroché son téléphone pour m’inscrire en option musique au lycée Charles de Gaulle. C’est grâce à lui et à mes parents que j’en suis là aujourd’hui. » S’ensuivent une licence de musique à Rennes, le conservatoire, puis un master à Lyon en musique appliquée aux arts visuels. Il y rencontre Antoine Duchêne, de formation classique, mais qui comme lui, se joue des frontières stylistiques. Ils fonderont plus tard le groupe Noon avec Ewen Couriaut, membre historique du bagad.








