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Le street‑art s'affiche en Bretagne

Le street‑art s'affiche en Bretagne

Festivals, musées, visites guidées : l’art urbain gagne du terrain en Bretagne ! War!, Heol, Zag&Sia ou encore Wen2 comptent parmi les artistes régionaux à suivre. Petit tour des villes bretonnes en mode « street-art ».

1. Rennes, capitale du street-art breton

Graffiti, collage, pochoirs, stickers, sur les murs ou les palissades de chantier… le street-art est partout dans Rennes. Avec ses coquelicots, libellules ou suricates géants, WAR! joue les têtes d’affiche. Son goût de l’anonymat lui vaut le surnom de Banksy rennais. Les fresques aériennes d’HeolArt et les portraits hyperréalistes d’Aero, autres références de la scène street-art rennaise,  attirent également l’œil. A découvrir au gré d’une balade libre ou d’une visite guidée avec Destination Rennes. Le street-art sera aussi à l’honneur lors du festival Urbaines, du  20 février au 10 mars 2019.

2. A Brest, les murs prennent la parole

Du Port de commerce à Recouvrance, en passant par les Capucins… En quelques années, Brest est devenue une toile géante pour street-artistes de tous bords. Wen2 et PakOne, deux figures de l’art urbain brestois, y posent régulièrement leur signature. Ainsi que Liliwenn, instigatrice en 2011 du projet « Crime of minds » qui a vu fleurir une vingtaine d’œuvres encore visibles. A suivre, le parcours de fresques urbaines « Les murs prennent la parole », rive droite. De plus en plus rares en ville, les silhouettes de Paul Bloas, autre référence finistérienne, sont à découvrir à la galerie Up Art, à Recouvrance.

3. A Vannes, un DéDalE d'art urbain

Lieu de création et d’exposition éphémère dédié au street-art, DéDalE a ouvert fin septembre à Vannes, rive gauche du port. Des murs au plafond, une quarantaine d’artistes se sont déjà emparés des 3000 m² d’anciens locaux administratifs. Aux cotés de pointures internationales et nationales, les Bretons sont aussi de la partie. Dont les Morlaisiens Zag&Sia, spécialistes des anamorphoses, les Lorientais Kaz&Ezra (Diaspora Crew) fidèles à leur art des fresques XXL engagées ou encore la Trinitaine Erika Raio dont les collages oniriques ornent les murs de la partie « café » de DéDalE. A découvrir avant démolition en 2020.

4. Saint-Brieuc, une galerie à ciel ouvert

La 1ère édition du festival Just do paint, en juin, a donné des couleurs à Saint-Brieuc. 13 fresques ont vu le jour sur 12 pans entiers de murs de l’hyper-centre, constituant une galerie à ciel ouvert. D’ailleurs, un catalogue d’expo (disponible à l’office de tourisme) détaille chacune de ces oeuvres, dont celle du briochin d’origine Boo Lee. Des visites guidées « Histoire et street-art à Saint-Brieuc » sont aussi organisées. Du 20 au 24 juin 2019, la 2e édition de Just do paint enrichira la collection de ce musée urbain !

5. Saint-Nazaire et Redon, sous les bombes aérosols

Le festival Les Escales a laissé de belles empreintes dans le quartier de Ville-Port et au Petit-Maroc. Mais, le street-art à Saint-Nazaire, ce sont aussi les Oides (« Doigts » en verlan). Des petits personnages bleus à suivre à la trace du centre-ville jusqu’au chemin des douaniers… et même au-delà. Plus de 500 auraient été semés dans toute la région. Plus au nord, le pays de Redon est un autre « spot » réputé. Bords de Vilaine et friche Garnier à Redon, site du Transfo à Saint-Nicolas-de-Redon sont prisés des street-artistes locaux. A leur tête, le graffeur Jeff bombe des portraits sensibles.

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